Ordre National des Infirmiers : élection d’un nouveau Président

Le Conseil National de l’Ordre des Infirmiers a procédé à l’élection de son troisième président. Patrick Chamboredon (50 ans) succède à Didier Borniche. Ce dernier élu en 2011 avait lui-même pris le relais de Dominique Le Bœuf. C’est donc par communiqué que l’Ordre présente son chef de file, fraîchement élu.

D’ores et déjà l’organisation ordinale rapporte les premiers engagements de son président : « Je veillerai à la protection de nos conditions d’exercice, à la qualité et la sécurité des soins que nous prodiguons. J’œuvrerai à une meilleure représentation de notre profession dans les instances de décision nationales et internationales, ainsi qu’à une meilleure reconnaissance de nos compétences, notamment à travers la mise en place de la pratique infirmière avancée (PIA) et d’une véritable filière universitaire en sciences infirmières. »

Côté parcours professionnel, Patrick Chamboredon est présenté comme un infirmier d’hémodialyse marseillais exerçant depuis plus de vingt ans. Il est aussi président du Conseil régional de l’ordre des infirmiers de Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse depuis 2009.

L’Oni a également renouvelé l’ensemble de son bureau, composé de :

  • Patrick Chamboredon, président ;
  • Anne Jauer, vice-présidente ;
  • Christophe Roman, vice-président ;
  • Frédéric Vezinhet, vice-président ;
  • Dominique Lesueur, trésorier ;
  • Catherine Jochmans-Moraine, secrétaire générale ;
  • Sarah Bonenfant, trésorière adjointe ;
  • Martine Laplace, trésorière adjointe ;
  • Bruno Delhomme, trésorier adjoint ;
  • Isabelle Lieb-Brillet, secrétaire générale adjointe ;
  • Alain Desbouchages, secrétaire général adjoint ;
  • Véronique Pechey, secrétaire générale adjointe.

Recommandations ANESM – Accompagner la fin de vie des personnes âgées à domicile

Pour accompagner la mort dans le grand âge de la façon la plus digne, l’Agence Nationale de l’Evaluation et de la qualité des établissements et Services sociaux et Médico-sociaux (ANESM) a publié un guide sur l’accompagnement des personnes âgées en fin de vie à domicile.

Le guide propose une série de recommandations qui doivent permettre aux professionnels de santé « d’interroger leurs pratiques dans une perspective d’amélioration continue de la qualité de l’accompagnement, d’apporter des réponses adaptées dans le respect des droits des personnes en fin de vie ».

Outre des recommandations, l’ANESM qui souhaite apporter un soutien aux professionnels, se penche également sur les droits des personnes accompagnées et le recueil des souhaits de fin de vie.

Selon l’ANESM, « l’appréciation de la qualité de fin de vie est éminemment subjective, et les facteurs qui l’influencent peuvent être différents en fonction de la culture, des croyances, de l’histoire de vie de chacun« .

 

Il en ressort trois éléments essentiels :

  • La cohérence du parcours de fin de vie et la cohérence des objectifs thérapeutiques
  • La personnalisation de l’accompagnement et la prise en compte des caractéristiques culturelles, de l’histoire de vie de la personne, de l’état cognitif, de la douleur ou d’autres symptômes
  • La qualité du lien entre professionnels de l’aide et du soin, les personnes âgées et leur entourage.

 

Télécharger le rapport de l’ANSM sur la fin de vie des personnes âgées à domicile

Pratique avancée, le décret sera publié au printemps 2018

Annoncé lors de la première journée de l’infirmier de pratique avancée (Paris, le 1er Décembre 2017), le Conseil d’Etat devrait publier, d’ici mai prochain le décret qui viendra encadrer cette nouvelle compétence.

 

Ce texte devrait :

  • Fixer les conditions et modalités d’exercice et acter ces nouvelles compétences infirmières
  • Fixer un nombre d’années minimal d’exercice en soins infirmiers avant l’accès à la pratique avancée (PA)
  • Permettre la validation des acquis de l’expérience (VAE)
  • Placer l’infirmière de PA (IPA) au sein d une équipe de soins transformée, s’ajoutant aux métiers socles et aux spécialités infirmières
  • Raisonner en mission et non plus en acte.

 

Alain Duval

Le Rapport de la Cour des Comptes sur l’assurance maladie, un pavé dans la mare ?

Dans son rapport consacré à l’assurance maladie, publié ce 29 novembre, la cour des comptes préconise toute une série de contraintes envers les médecins libéraux en conditionnant leur rémunération à l’étendue de leurs horaires d’ouverture et à leur prise en charge des urgences.

Auparavant, elle dénonce une « politique de maitrise des dépenses trop souvent mise en défaut, une prédominance couteuse de l’hôpital, l’absence de régulation des équipements lourds de santé, le cloisonnement des professions entre elles, une répartition territoriale de l’offre de soins déséquilibrée et déconnectée des besoins, une planification déficiente, des règles inopérantes sur l’installation des professionnels et des carences dans les décisions de prise en charge par l’assurance maladie .. » (sic)

De plus, « le mode actuel de rémunération des établissements et des professionnels, discuté dans un cadre partenarial souvent bloqué, incite à la multiplication des actes, s’éloigne des coûts réels et ne prend pas assez en compte les objectifs de santé publique ».

Outre la proposition de créer une agence nationale de santé qui regrouperait les compétences exercées par le ministère de la santé et la CNAMTS qui ne semble pas retenir la faveur de la ministre de la solidarité et de la santé, la CDC recommande, entres autres :


D’un point de vue de la qualité :

  • Introduire dans les conventions conclues entre l’Assurance maladie et les libéraux « des règles de conventionnement sélectif subordonné à la recertification périodique […] et aux besoins des territoires d’installation », sans oublier des règles de plafonnement des dépassements d’honoraires allant jusqu’à l’exclusion du conventionnement en cas de non-respect ;
  • Développer des indicateurs de résultats sur la qualité des soins délivrés par les professionnels de santé ;
  • Généraliser « progressivement » l’utilisation d’ordonnances électroniques, le tout couplé à un système d’analyse des effets des médicaments et dispositifs médicaux en vie réelle.

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D’un point de vue de l’organisation territoriale des soins :

  • Pour désengorger les urgences, expérimenter à l’entrée « une régulation médicale indépendante de l’hôpital » et conditionner une partie des rémunérations des médecins « au développement de la permanence des soins, de l’extension des horaires d’ouverture et de la réponse de soins non programmés » ;
  • Renforcer la complémentarité et la subsidiarité entre professions de santé (réviser régulièrement les décrets d’actes et de nomenclatures, ainsi que les maquettes de formation, mettre en place plus rapidement les pratiques avancées) ;
  • Développer une tarification au parcours, en premier lieu pour les affections de longue durée (ALD), et à l’épisode de soins.

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A noter également que les infirmiers sont évoqués, à plusieurs reprises dans ce rapport :

  • La Cour parle de mettre en cohérence les décrets d’acte avec l’évolution des pratiques reconnues et les innovations et en tirer les conséquences en termes de nomenclature – p.112
  • Asalée, une expérimentation prometteuse de coopération entre médecins généralistes et infirmiers – p.114
  • Les pratiques infirmières avancées – p.115

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Rapport de la Cour des Comptes – L’AVENIR DE L’ASSURANCE MALADIE – Assurer l’efficience des dépenses, responsabiliser les acteurs

Circulation et stationnement des infirmiers libéraux à St Denis

 

Chères consoeurs, chers confrères,

 

Le 14 novembre dernier,  je rencontrais, au nom de l’URPS Infirmiers,  le Directeur Général adjoint des services techniques de la mairie de St Denis, Monsieur Sambassouredy.

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En effet, à plusieurs reprises, l’URPS a été interpellée par des infirmiers libéraux qui rencontraient des difficultés, dans l’exercice de leur profession, soit pour stationner, soit pour se rendre au domicile de leurs patients. C’est la raison pour laquelle, nous avons sollicité la mairie de St Denis afin d’aborder ce sujet crucial tant pour les professionnels que pour les patients Dionysiens.

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Forts de la circulaire n° 86-122 du 17 Mars 1986 qui appelle à la tolérance les préfets et commissaires de police quant au «  stationnement en zone urbaine des infirmiers appelés à donner des soins a domicile », nous avons obtenu de la municipalité de St Denis deux engagements :

Le premier est d’informer, en amont, les infirmiers libéraux, en publiant sur le site de l’URPS infirmiers –OI le calendrier des manifestations sportives et culturelles ainsi que les secteurs limités ou fermés à la circulation des véhicules sur la commune de St Denis.

Le deuxième consiste à prendre acte de l’obligation de continuité des soins des infirmiers libéraux et d’appeler les agents municipaux à la tolérance et à ne pas verbaliser aveuglément les véhicules en stationnement irrégulier, à la condition sine qua none que l’infirmier puisse prouver qu’il est dans l’exercice de ses fonctions (en arborant le caducée réglementaire et en pouvant présenter la carte professionnelle délivrée par le Conseil de l’ordre des infirmiers),  qu’il n’entrave pas la circulation et que le stationnement du véhicule ne constitue pas un danger pour autrui.

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L’URPS infirmiers a, pour sa part, pris l’engagement que les infirmiers sauraient se montrer professionnels,  respectueux du code de la route et du code de déontologie.

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Une démarche sera prochainement entreprise auprès de la préfecture de la Réunion et de Mayotte pour étendre cette tolérance à l’ensemble de l’Océan Indien et ainsi faciliter la dispense des soins de ville dans un esprit constructif et respectueux.

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Confraternellement,

 

Alain Duval

 

Circulaire « Joxe »

Courrier du Directeur Général Adjoint des Services Techniques

Une étude qualité sur le suivi des patients à domicile après une hospitalisation

 

Une majorité de personnes âgées s’estiment insuffisamment préparées au retour à domicile

 

Le cabinet de conseil en stratégie Global Aging Consulting et Selfadom se sont intéressés au suivi des personnes à domicile après une hospitalisation. Cette étude montre qu’une majorité de séniors (61%) estiment avoir été insuffisamment accompagnés ou préparés à leur retour à domicile. Ils sont par ailleurs 69% à être peu ou moyennement satisfaits de leur retour d’hospitalisation. Les personnes interrogées attendent alors une meilleure information, une meilleure organisation des services de retour d’hospitalisation, ainsi qu’une plus grande coordination entre l’hôpital , les professionnels de santé libéraux et les structures les prenant en charge par la suite.

 

Télécharger le rapport « Les Seniors et le retour d’hospitalisation »

Circulation et stationnement à St Denis jusqu’au 31/12/17

Afin de prévenir au mieux les difficultés liées à la circulation et au stationnement dans la ville de Saint Denis, nous mettons à votre disposition un planning des évènements culturels (valable jusqu’au 31 décembre 2017).

 

Les évènements les plus susceptibles d’altérer la circulation et le stationnement vous seront signalés à l’avance dans la rubrique AGENDA.

 

Télécharger ici le planning

Assises des Outre-mer

 

Chère consoeur, cher confrère,

 

Les assises des Outre-mer, proposées par le ministère des Outre-mer sont une démarche de consultation qui vise à identifier les principaux leviers de développement pour la Réunion et pour Mayotte.

L’objectif de cette consultation est de soutenir le développement des territoires Ultramarins, et de recueillir, entres autres, les contributions des infirmiers libéraux, acteurs clés de santé.

Les travaux aboutiront à une synthèse territoriale avec une partie composée d’un diagnostic du territoire et une seconde partie listant les projets du territoire et leur suivi.

Vous êtes invité à formuler vos propositions (en téléchargeant la fiche de contribution ci-dessous) pour une meilleure prise en charge des personnes vulnérables.

Les infirmiers libéraux peuvent  être  une force de propositions innovantes et transversales car ils connaissent les spécificités de l’Océan Indien et sa dimension Ultramarine.

Pour une fois , il ne s’agit pas de proposer un catalogue d’action mais bien des propositions basées sur nos atouts afin qu’ils deviennent LA réponse.

Nous avons jusqu’au 30 novembre prochain pour apporter notre contribution à ces assises.

 

Je compte sur vous.

 

Bien cordialement ,

Alain Duval

 

Télécharger la fiche de contribution

Droits de l’enfant en 2017

Bilan du suivi des recommandations de l’ONU par le défenseur des droits

 

Cumul de difficultés pour la Guyane et Mayotte…

L’offre médicale à Mayotte est très nettement sous-dimensionnée, en particulier sur le plan de la médecine libérale. L’insécurité et le coût élevé de la vie sont autant de facteurs qui limitent l’attractivité du territoire. Les mêmes difficultés sont constatées en Guyane, où la carence en médecins pourrait s’accentuer dans les années à venir à la suite d’une vague de départs en retraite, un tiers des médecins du territoire ayant plus de 60 ans. Conséquence directe : en Guyane le taux de mortalité infantile était de 8,8 pour 1 000 naissances contre 3,3 en métropole en 2013.

Sous-dimensionnement des hôpitaux, contrôles administratifs liés à la lutte contre l’immigration irrégulière qui favorisent le renoncement aux soins, difficultés des démarches administratives qui favorisent le non-recours aux droits… tous les indicateurs sont au rouge. En Guyane, une partie de la population peine à bénéficier d’une couverture d’assurance maladie, les caisses primaires ne se déplaçant pas suffisamment dans les communes isolées du territoire. Ainsi, à Mayotte en 2015, le quart des enfants accueillis par Médecins du Monde auraient dû bénéficier d’une affiliation à la Sécurité sociale, ayant au moins un parent français ou résidant de manière régulière à Mayotte.

 

PMI , médecine scolaire et outre-mer en péril

L’insuffisance de ressources, qu’il s’agisse des services de la protection maternelle et infantile (PMI), de la médecine scolaire, de la pédopsychiatrie, réduit la marge de manœuvre des acteurs et constitue « une réelle perte de chance », en particulier pour les enfants les plus vulnérables et les plus fragiles. Ce manque de moyens s’avère « particulièrement délétère » sur les territoires déjà marqués par le faible niveau de ressources de ses habitants et/ou dotés de structures et personnels de santé moins nombreux.

 

Télécharger le rapport – Droits de l’enfant en 2017