Epidémie de peste pulmonaire à Madagascar et prévention du risque infectieux à La Réunion

Des actions sont mises en place pour prévenir le risque infectieux à La Réunion, vis-à-vis des voyageurs.

La situation reste sous contrôle à ce jour. Néanmoins, cette épidémie suscite des craintes qu’elle ne puisse se diffuser et des mesures sanitaires ont été instaurées aux frontières et sur les îles voisines, Seychelles, Comores, Mayotte et Réunion, pour éviter la propagation de l’épidémie.

La maladie se déclarant assez rapidement avec des signes de détresse respiratoire important laisse à penser que la maladie se déclarerait soit à Madagascar, soit dans l’avion, d’où des mesures importantes vis-à-vis des voyageurs.

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Mesures à destination des voyageurs :

  1. Information sur les risques aux agences de voyage et tours opérators.
  2. Distribution de foyers dans les aéroports et affiche sur le risque de peste.
  3. Formation du personnel naviguant et information du risque annoncé dans les avions aux voyageurs.
  4. Si suspicion d’un cas lors d’un vol, isolement du passager et antibiothérapie prophylactique pour le passager et les personnes en contact.
  5. Si fièvre au retour de Madagascar, les voyageurs sont informés qu’ils doivent appeler le 15 et éviter d’aller dans des cabinets médicaux.

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Toutes les informations utiles ci-dessous :

 

Sensibilisation aux dangers de l’automédication et des pratiques dopantes

A l’occasion du GRAND RAID 2017, une opération de sensibilisation du grand public et des sportifs aux dangers de l’automédication et des pratiques dopantes est organisée conjointement par l’Antenne médicale de prévention du dopage (AMPD) et la Direction de la Jeunesse des sport et de la cohésion sociale – Conseiller interrégional de lutte anti-dopage (CIRAD) – avec le concours de professionnels de santé investis dans ce domaine.

Un stand sera mis en place à l’arrivée au stage de La redoute à Saint Denis avec conseils et réponses aux questions, pédagogie au travers de jeux type quiz et dépistage urinaire chez les volontaires.

Vous trouverez des informations qui pourront vous être utiles sur le site de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) : https://medicaments.afld.fr/

 

Vos contacts :

  • Antenne médicale de prévention du dopage (AMPD) – Dr Bruno Lemarchand – ampd@chu-reunion.fr
  • Direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DJSCS) – Conseiller interrégional de la lutte antidopage (CIRAD) – Jean-Yves Morel – jy.morel@afld.fr – jean-aves.morel@drjscs.gouv.fr

Epidémie de peste pulmonaire à Madagascar

Le risque de contracter la maladie pour des personnes séjournant à Madagascar est actuellement faible, compte tenu de la situation épidémique pour l’instant limitée à l’échelle de Madagascar. Le risque d’importation d’un cas à La Réunion ou à Mayotte est encore plus faible compte tenu d’un délai d’incubation de la maladie très court (de quelques heures jusqu’à moins de 3 jours) et d’un tableau clinique d’apparition brutale limitant la possibilité de prendre un moyen de transport aérien ou maritime.

Néanmoins, l’hypothèse de la survenue d’un cas de peste pulmonaire au retour de Madagascar est prise en compte par l’ARS-OI. Des protocoles de gestion sont mis en place et partagés avec l’ensemble des acteurs de santé, s’appuyant sur l’isolement immédiat de toute personne suspectée d’être porteuse de la maladie de retour de Madagascar, une prise en charge de cette personne directement sur place par le SAMU et une identification rapide des personnes qui auraient été en contact proche pour les mettre si besoin sous traitement antibiotique préventif.

 

Peste à Madagascar – Informations à l’attention des voyageurs

La commission des affaires sociales du sénat supprime l’exercice partiel des professions de santé

Dans son rapport publié le 5/10 dernier, la commission a décidé de supprimer les dispositions « introduisant un accès partiel aux professions de santé, en considération des risques pesant sur la cohérence, la qualité et la sécurité de notre système de soins ».

 

L’exercice partiel est une disposition floue et complétement impréparée (sic). Cette disposition présente des risques «susceptibles de porter atteinte au bon fonctionnement de notre système de santé et à la sécurité des patients ».

 

En clair, « la définition d’un cadre législatif et réglementaire prétendant garantir la sécurité de ce mode d’exercice pour les patients, ainsi que la qualité des soins dispensés dans ce cadre, apparaît bien prématurée » .

 

Les sénateurs redoutent ainsi une fragmentation des professions et un système de soins à multiplicité de vitesse. « Cette réforme semble prendre le contrepied des évolutions engagées, ou à engager, quant à l’élévation de la qualification des professionnels médicaux et paramédicaux dans le cadre européen et quant au développement des coopérations interprofessionnelles ».

 

Enfin , les sénateurs craignent l’inégalité aux soins : « Les problèmes de qualité des soins et de sécurité sanitaire qui pourraient être entraînés par la reconnaissance d’un accès partiel frapperaient avant tout les patients les moins informés, qui recouvrent bien souvent les populations les plus fragiles ».

 

La commission souligne enfin, que cette mesure bénéficierait surtout aux établissements qui peinent à recruter ou situés en zone désertées par les professionnels de santé.

 

En conclusion, la commission souligne une opposition massive de tous les professionnels de santé : « votre commission estime invraisemblable de sacrifier, contre l’avis de tous les acteurs du monde de la santé, l’organisation et la qualité de notre système de soins à des considérations essentiellement juridiques », elle exige « une discussion de nature technique et politique au niveau européen, compte tenu notamment des différents choix de transposition effectués par les différents États membres ». La commission adopte un amendement visant à exclure les dispositions relatives à l’accès partiel du champ de la ratification de l’ordonnance de janvier 2017.

 

Examen du texte, ce mercredi 11 octobre en séance publique.

 

Alain Duval

 

Consulter le rapport du Sénat sur l’exercice partiel

Contraception des mineurs d’au moins 15 ans

Depuis le 1er juillet 2016, la prise en charge des frais liés à la mise en place d’une contraception pour les mineures d’au moins 15 ans est élargie puisque qu’elles pourront désormais bénéficier de la gratuité (pas d’avance de frais) de certains actes médicaux.

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  • Consultation annuelle auprès d’un médecin ou d’une sage-femme donnant lieu à la prescription d’un contraceptif et examens de biologie préalables
  • Consultation de suivi par un médecin ou une sage-femme au cours de la 1re année de contraception
  • Examens de biologie comportant un dosage du cholestérol total et des triglycérides et une glycémie à jeun, réalisés en vue d’une prescription contraceptive, dans la limite d’une fois par an
  • Acquisition des pilules contraceptives et des dispositifs médicaux contraceptifs inscrits sur la liste des médicaments et produits remboursables par l’Assurance maladie
  • Pose, changement ou retrait d’un contraceptif par un médecin ou une sage-femme.

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Télécharger le document récapitulatif sur la contraception des mineurs – Réseau Repère

La santé dans les Outre-Mer, une responsabilité de la République

Dans son rapport de presse accompagnant la parution de son rapport sur la santé dans les Outre-Mer, la Cour des comptes rappelait qu’ « avec leurs spécificités géographiques, humaines et organisationnelles, les départements et collectivités d’outre-mer ont par ailleurs en commun d’être confrontés à des problématiques sanitaires d’une nature et d’une ampleur souvent particulières. Si les collectivités d’outre-mer ont un statut qui, aux termes de l’article 74 de la Constitution, « tient compte des intérêts propres de chacune d’elles au sein de la République », la République est une. Quelles que puissent être les organisations politiques et administratives, il appartient en dernier ressort à l’État d’en être l’ultime garant et de veiller à ce que soit assurée l’égalité de chacun dans le domaine de la santé. »

 

Nous vous invitons à télécharger et à lire la synthèse et le rapport de la Cour des comptes que nous mettons à votre disposition en bas de page.

 

 

Des difficultés sanitaires persistantes

 

« Les différents outre-mer connaissent une situation sanitaire beaucoup plus satisfaisante que celle des pays qui les avoisinent, mais fortement contrastée de l’un à l’autre et au sein même de chacun d’entre eux, contrastes qu’on peut rencontrer aussi en métropole.
Ils sont cependant globalement confrontés à certaines difficultés persistantes : mortalité infantile et maternelle élevée, incidence importante des maladies infectieuses (chikungunya à La Réunion et aux Antilles, zika en Polynésie française) et chroniques (diabète notamment), diffusion de conduites addictives. Des pathologies rares en métropole, telles que la leptospirose ou le rhumatisme articulaire aigu, demeurent courantes dans une partie des outre-mer. Des risques environnementaux spécifiques, tels que notamment le chlordécone aux Antilles, ont un fort impact sanitaire. »

 

« La précarité économique aggrave par ailleurs la vulnérabilité des populations concernées.
L’ampleur des efforts financiers consentis par l’État a permis, entre 1990 et 2010, une progression de l’indice de développement humain (calculé par le Programme des Nations Unies pour le développement) supérieure en outre-mer à celle de la métropole. Des écarts de 12 à 28 ans demeureraient cependant avec cette dernière, selon cet indice. »

 

 

Des systèmes de santé à la peine

 

« Si la prévention est partout inscrite comme une priorité, les moyens qui lui sont alloués sont fréquemment insuffisants pour réussir véritablement à éviter des dépenses de soins. La médecine ambulatoire joue un rôle essentiel, mais elle est handicapée par de nombreux écueils, à commencer par la répartition très inégale des professionnels entre bassins de vie et la coordination insuffisante des tâches entre professionnels de santé. Du fait de ces difficultés, le secteur hospitalier constitue le plus souvent l’armature du système de soins, mais il peine à assurer ses missions, en raison en particulier d’insuffisances de gestion parfois lourdes de conséquences. De coûteuses évacuations sanitaires doivent être effectuées vers la métropole. »

 

« Les défis sanitaires des outre-mer obligent tous les acteurs des systèmes de santé à se mobiliser pour améliorer l’accessibilité, la qualité et la sécurité des soins afin d’assurer un meilleur usage des moyens dont ils sont comptables. »

 

 

La nécessité d’une stratégie publique

 

« Si l’État conserve le pouvoir de décision dans la plupart des départements et collectivités d’outre-mer, la compétence dans le domaine de la santé ne lui appartient plus en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie. C’est en prenant pleinement en compte la diversité des acteurs politiques et administratifs comme des régimes sociaux des différents outre-mer que doit être repensée l’action publique, selon une démarche d’ensemble et grâce à une coordination renforcée. Cette démarche devrait se fonder sur un état des lieux réalisé dans chaque territoire, afin de permettre d’effectuer les arbitrages nécessaires. »

 

« Faute de hiérarchisation des priorités, les résultats obtenus n’ont pas été à la hauteur des moyens alloués ; les dépenses de soins varient parfois du simple au quadruple selon le lieu, sans justification épidémiologique. Les exemples contrastés de Mayotte, de Saint-Pierre et Miquelon, de Wallis-et-Futuna ou de la Guyane, qui illustrent les difficultés d’un État pourtant en situation de responsabilité directe, soulignent l’urgence d’une telle stratégie globale. »

 

« Pour assurer l’égalité face à la santé dans la République, un programme pluriannuel de santé publique pour les outre-mer s’impose. Il devrait s’organiser autour d’un nombre limité de priorités et sur la base d’un calendrier réaliste, être assorti d’une programmation budgétaire reposant sur des redéploiements de crédits entre les outre-mer, ou entre la métropole et ceux-ci, et permettre aux gouvernements locaux du Pacifique de s’y associer s’ils le souhaitent. »

 

 

Recommandations

 

« La Cour formule 14 recommandations visant à mieux connaître, mieux coordonner et agir plus efficacement pour la santé en outre-mer, selon une stratégie d’ensemble et pluriannuelle permettant de réduire les écarts les plus graves en termes d’accès aux soins et d’égalités des chances. »

 

 

Télécharger la synthèse de la Cour des comptes sur la santé des Outre-Mer

Télécharger le rapport de la Cour des comptes sur la santé des Outre-Mer – Juin 2014