Décret n° 2020-277 du 19 mars 2020 modifiant le décret n° 2020-73 du 31 janvier 2020 portant adoption de conditions adaptées pour le bénéfice des prestations en espèces pour les personnes exposées au coronavirus

Ce décret détermine les conditions dérogatoires de prise en charge des activités de télésoin réalisées par les infirmiers pour les personnes dont le diagnostic d’infection à covid-19 a été posé cliniquement ou biologiquement.

Ces personnes pourront bénéficier d’activités de télésoin même si elles ne remplissent pas les conditions de droit commun, notamment parce qu’elles n’ont pas réalisé au préalable une première consultation en présentiel avec un infirmier.

Ces activités de télésoin pourront être réalisées en utilisant n’importe lequel des moyens technologiques actuellement disponibles pour réaliser une vidéotransmission (site ou application sécurisé via un ordinateur, une tablette ou un smartphone, équipé d’une webcam et relié à internet).

Lorsque le patient ne dispose pas du matériel nécessaire pour réaliser une vidéotransmission, les activités de télésoin pourront être effectuées par téléphone.

Le présent décret prévoit également une exonération du ticket modérateur sur les téléconsultations réalisées pour les personnes dont le diagnostic d’infection à covid-19 a été posé ou suspectées de l’être ainsi que pour les actes de télésuivi infirmier.

 

Consultez le décret en intégralité

⚠️ APPEL A VOLONTARIAT⚠️

Afin de se préparer au renforcement du système de santé dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, un appel à volontariat est lancé auprès des professionnels de santé qui pourraient apporter un appui aux structures de soins impactées.

🚩Tous les professionnels de santé en activité (salarié, libéral) ou retraités, volontaires sont appelés à se faire connaitre en s’enregistrant sur le site du Ministère des solidarités et de la santé 👉https://solidarites-sante.gouv.fr/

En fonction des besoins, ces professionnels de santé pourront être mobilisés via l’agence régionale de santé pour venir en renfort au sein de la région.

➡️➡️ Accéder au formulaire d’enregistrement 👉
https://solen3.enquetes.social.gouv.fr/cgi-4/HE/SF…

Produits hydro-alcooliques

Prorogation par arrêté de l’autorisation par dérogation de la mise à disposition sur le marché et l’utilisation temporaires de certains produits hydro-alcooliques utilisés en tant que biocides désinfectants pour l’hygiène humaine jusqu’au 15 avril 2020.

 

Consultez l’arrêté ICI

ATTENTION – Masques FFP2 dégradés

L’ARS demande aux pharmaciens de cesser la distribution des masques FFP2 puisqu’une partie de ces masques sont dégradés.

La distribution des masques chirurgicaux se poursuit selon les consignes édictées hier.

⚠️ Si vous avez déjà retiré des masques FFP2 en officine, l’ARS vous demande de les jeter dans le circuit des ordures ménagères et de retourner en pharmacie pour récupérer des masques en substitution. L’ARS précise qu’au regard des arrivages de stock, il ne sera pas possible de substituer en même quantité les masques FFP2 pour chacun des professionnels de santé concernés. La substitution se fera par moitié par des masques chirurgicaux et par moitié par des masques FFP2. Pour les infirmiers libéraux : 15 masques chirurgicaux et 3 masques FFP2.

Recrudescence de cyber-attaques

En cette période de crise sanitaire mondiale, de confinement entrainant un travail à distance important et boostant l’activité en ligne, les cybercriminels tentent de tirer parti de la précipitation et de la baisse de vigilance des internautes. Un mot d’ordre dans vos établissements : prudence !

Dans un appel publié sur son site le 16 mars dernier, le Groupement d’Intérêt Public Action contre la Cybermalveillance mettait en garde contre les risques liés à l’accroissement des usages numériques dans le contexte bousculé de l’épidémie mondiale de Covid-19.

Voici quelques exemples d’attaques cybernétiques déjà identifiées : 

  • L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) informe que des cybercriminels usurpent son identité. Ils envoient, en son nom, des messages frauduleux invitant les destinataires à télécharger un fichier pour consulter un document relatif aux mesures de sécurité à prendre face au coronavirus. Ce fichier est en réalité un logiciel nommé « AgentTesla Keylogger », qui enregistre toutes les séquences de touche des personnes qui l’installent, permettant aux pirates d’accéder notamment à des informations personnelles : mots de passe ou des numéros de carte de crédit, etc.
  • Des cybercriminels exploitent le nom Coronavirus ou COVID-19 pour mener des campagnes malveillantes et diffuser des rançongiciels. Ces logiciels malveillants chiffrent les fichiers et les rendent inutilisables. Dans chaque répertoire où il chiffre un fichier, CoronaVirus crée un fichier texte nommé txt qui contient la rançon avec les détails de l’attaquant.
  • Des hackers envoient des courriels malveillants prétendant que le gouvernement chinois détiendrait un traitement secret contre le Covid-19. Le message renvoie les internautes sur un site qui leur propose de créer un compte, et qui n’a d’autre utilité que de récupérer les données personnelles de la personne qui s’enregistre.

Face à cette recrudescence et dans une période d’urgence sanitaire, il convient d’alerter sur ces attaques qui mettraient doublement en péril les établissements et les personnes qui suivraient les procédures de ces mails frauduleux :

Consultez et suivez les conseils de prévention du site Cybermalveillance.gouv.fr : cliquez ici.

A ces conseils, valables pour les professionnels de santé comme pour le grand public, s’ajoutent les mesures de prudence suivantes :

  • Vérifier impérativement l’adresse email de l’expéditeur afin de déterminer le niveau de sécurité du message et de son contenu : de nombreuses adresses email n’ont pas la terminaison logique de l’organisation à laquelle ils semblent être rattachés.
  • Pour toute information sur un potentiel vaccin ou de nouvelles mesures de protection, se référer uniquement à des sources officielles (site internet de l’OMS, du gouvernement, de l’ONU, du Ministère de la Santé).
  • Ignorer les emails d’information “sensationnelles” promettant des traitements miraculeux.
  • Ne pas transmettre de données personnelles suite à la réception d’un de ces emails.
  • Ne pas cliquer sur les liens ou ouvrir de pièces jointes d’un courriel dont l’identité de l’expéditeur n’a pu être vérifiée.
  • Ne pas envoyer d’argent à une organisation inconnue, même pour l’acquisition de médicaments et/ou matériels sanitaires contre le coronavirus.

COVID-19 vous informer sur l’épidémie, liens utiles

L’épidémie de coronavirus COVID-19 sévit en France depuis janvier, et son évolution rapide nécessite une mobilisation nationale. L’ensemble des informations relatives à l’épidémie, à son évolution et à sa gestion sont disponibles sur le site officiel du Gouvernement.

Des informations complémentaires sont disponibles sur différents sites officiels :

Source : has-sante.fr

Rapport réunion groupe COVID du 23.03.20

Rapport de la réunion du groupe COVID – Professionnels de santé composé des experts du CHU, des représentants de l’ordre des médecins, de Santé Publique France, des laboratoires, des URPS Médecins, pharmaciens, sages-femmes et infirmiers avec l’ARS du lundi 23 Mars 2020

Lors de sa conférence de presse, mardi 24 mars, la directrice générale de l’ARS a détaillé les mesures entrant en vigueur sur notre territoire à compter de ce jour suite aux recommandations du groupe COVID-Professionnels de santé.

L’insularité et le retard de l’épidémie par rapport à la métropole nécessitent un repérage précoce des cas afin de ralentir la propagation du virus, couplé avec des mesures strictes de confinement de la population. Par courrier, l’URPS Médecins a recommandé à l’ARS et à la Préfecture d’étendre le dépistage aux voyageurs symptomatiques ou non ; à tous les soignants de retour de métropole ou de l’étranger qu’ils soient symptomatiques ou non ainsi qu’à leur famille ; à tous les soignants n’ayant pas voyagé ; à tous les cas contacts de patients confirmés, asymptomatiques ou non.

 

Dans un premier temps, il a été demandé à l’ARS de mettre en place un dépistage des voyageurs symptomatiques en priorité ainsi qu’un dépistage de toutes les personnes de retour sur l’île, en effectuant deux tests pour chaque voyageur, un entre J5 et J8 et un autre à J14.

L’ARS a précisé que le dépistage des voyageurs symptomatiques était mis en place à l’aéroport depuis lundi et a annoncé par voie de presse que tous les voyageurs symptomatiques seraient dépistés en se basant sur le système mis en place à l’aéroport.

Dans un deuxième temps, pour les soignants exerçant en libéral, en établissement de santé et en EHPAD et revenant de voyage, il a été demandé à l’ARS de mettre en place un confinement obligatoire pendant 14 jours avec test systématique à J5. La procédure étant que si ce test revient négatif, les soignants doivent poursuivre si possible le confinement ; a contrario lorsqu’ils n’ont pas la possibilité de s’arrêter, et s’ils sont asymptomatiques alors ils peuvent reprendre leur activité en portant un masque. Tous les soignants doivent être inclus à compter de ce jour et en remontant jusqu’à la quinzaine précédente. Pour tous les soignants actuellement en poste qui sont symptomatiques, un test doit être réalisé en priorité. Les familles des soignants doivent également être testées.

L’ARS a indiqué que les dépistages ne seraient pas ouverts à tous le soignants mais que toutefois, les soignants symptomatiques seraient dépistés systématiquement. Par ailleurs, un test sera effectué systématiquement sur les soignants revenant de métropole, 5 jours après leur arrivée sur le territoire.

Dans un troisième temps, pour les cas contacts de personnes malades, il a été demandé à l’ARS de remonter les recherches 48 heures avant l’apparition des premiers symptômes au lieu des 24 heures actuelles. Les contacts symptomatiques doivent être testés systématiquement et en priorité afin de compléter les mesures de confinement et il en va de même pour les personnes co-exposées symptomatiques. La question de la reconnaissance de la quatorzaine par les assureurs et les complémentaires a été soulevée. Un dépistage des patients hospitalisés ayant voyagé dans les 15 jours précédents a été demandé. Les nouveaux résidents admis en EHPAD et les résidents symptomatiques en EHPAD doivent également être testés.

L’ARS a indiqué par voie de presse que des tests seraient effectués sur les cas contacts. Concernant la reconnaissance de la quatorzaine par les assureurs et mutuelles, l’ARS a précisé être en attente d’une instruction du ministère.

Dans un quatrième temps, concernant la patientèle en ville, il a été demandé à l’ARS de réaliser un dépistage de tous les cas suspects, qui se fera à l’appréciation du médecin traitant.

 

L’ARS a indiqué par voie de presse que des tests seraient ouverts aux prescriptions des médecins traitants.

Par ailleurs, la question de la faisabilité des tests a également été débattue. A ce jour, seul le CHU assure les analyses. Les laboratoires Réunilab et Cerballiance pourraient réaliser des tests également ,dés cette semaine,  ce qui permettrait d’augmenter considérablement la capacité à répondre à la demande de tests supplémentaires. La question des drive a été abordée et proposée par les laboratoires privés. Les limites identifiées sont l’accès aux réactifs, la disponibilité du matériel de prélèvement et la disponibilité du personnel. Concernant le délai de rendu, Réunilab précise que le délai incompressible est de 6h et peut aller jusqu’à 20h maximum en semaine (exemple : Un prélèvement effectué à 11h pourrait être rendu à 17h le jour même).

L’ARS a indiqué que le CHU restait le centre préleveur prioritaire pour le moment mais que deux laboratoires pourraient désormais effectuer 400 tests supplémentaires par jour.

Enfin, pour la question de la conduite à tenir en cas de levée de corps à domicile avec suspicion de Covid, une procédure régionale, conduite par l’Ordre des médecins, est en cours d’élaboration. Toute personne décédée avec suspicion doit être considérée comme confirmée avec application des recommandations du HCSP.