Addictologie : un site pour aider les professionnels

Le RRA vous informe sur le site intervenir-addictions.fr qui a notamment pour objectif d’aider les professionnels de premier recours, dont les infirmiers libéraux à :

  • aborder la question des addictions avec leurs patients,
  • repérer d’éventuels usages problématiques de substances psychoactives,
  • intervenir et orienter le patient en fonction de sa situation et ses besoins.

 

Plusieurs outils sont mis à disposition des professionnels.

 

En savoir plus

COVID – Fin de la distribution des masques

La Direction Générale de la Santé (DGS) annonce la fin de la distribution des masques aux professionnels de santé en septembre.
La distribution des masques, assurée par Santé Publique France (SPF) prendra fin dans la semaine du 28 septembre au 04 octobre 2020.

La DGS explique que l’état a organisé, depuis le début de l’épidémie de COVID-19, la distribution de masques et de certains équipements de protection individuelle aux acteurs des secteurs sanitaire et médico-social au moyen d’une « chaine logistique exceptionnelle ». En conséquence, la DGS invite les professionnels à se préparer et « à être en capacité de s’approvisionner de manière autonome à partir du 5 octobre ».

Elle invite chaque professionnel de santé à constituer un stock de sécurité de masques chirurgicaux et de FFP2 et autres équipements de protection individuelle nécessaires à la prise en charge de patients COVID (gants, blouses, charlottes, tabliers, lunettes) correspondant à 3 semaines de consommation en temps de crise épidémique.

La direction précise qu’un stock stratégique national de masques chirurgicaux et de FFP2 de 10 semaines de consommation est « en cours de constitution ». Concernant les autres équipements de protection, elle affirme qu’un stock mensuel national est constitué pour effectuer les prélèvements et les tests biologiques spécifiques au COVID-19 ainsi que pour la prise en charge des patients COVID en ville.

Arrêté du 24 juillet 2020

Arrêté du 24 juillet 2020 modifiant l’arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé

Il ressort notamment de cet arrêté :

« (…) Les actes de prélèvement nasopharyngé réalisés par un infirmier diplômé d’Etat sur un patient suspecté d’infection au virus covid-19 peuvent être réalisés et pris en charge par l’assurance maladie obligatoire sans prescription médicale. »

 

« (…) Tout assuré peut bénéficier à sa demande et sans prescription médicale, d’un test de détection du génome du SARS-CoV-2 par amplification génique inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale pris en charge intégralement par l’assurance-maladie obligatoire. Ces dispositions sont également applicables aux personnes qui n’ont pas la qualité d’assurés sociaux.

« (…) Les professionnels de santé ou leurs employés, les personnels d’un établissement de santé, d’un établissement social ou médico-social peuvent bénéficier, à leur demande et sans prescription médicale, sur présentation d’un justificatif attestant de l’une de ces qualités, dans le laboratoire de biologie médicale de leur choix, d’examens de recherche des anticorps dirigés contre ce virus intégralement pris en charge par l’assurance maladie. » ;

« (…) Outre les catégories de professionnels de santé autres que les biologistes médicaux, mentionnés à l’article 1er de l’arrêté du 13 août 2014 susvisé, sont autorisés à réaliser le prélèvement d’échantillon biologique pour l’examen de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT PCR inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale les étudiants en médecine, en odontologie, en maïeutique, en pharmacie et en soins infirmiers, sous réserve de remplir les conditions suivantes :

– avoir validé la première année d’études de leur cursus de formation ;
attester avoir suivi une formation spécifique à la réalisation de l’examen conforme aux recommandations de la Société française de microbiologie, et dispensée par un médecin, un biologiste médical ou un infirmier diplômé d’Etat.

 

(…) Lorsque les laboratoires de biologie médicale ne disposent pas du nombre de personnels nécessaire à la réalisation de la phase pré-analytique de l’examen de « détection du génome du SARS- CoV-2 par RT PCR », le prélèvement naso-pharyngé peut être réalisé par un infirmier diplômé d’état, à condition qu’il atteste avoir suivi une formation spécifique à la réalisation de l’examen conforme aux recommandations de la Société française de microbiologie et dispensée par un médecin ou un biologiste médical.

(…) Outre les catégories de professionnels de santé autres que les biologistes médicaux, mentionnés à l’article 1er de l’arrêté du 13 août 2014 susvisé, sont autorisés à réaliser le prélèvement d’échantillon biologique pour l’examen de détection du génome du SARS- CoV-2 par RT PCR inscrit à la nomenclature des actes de biologie médicale, à condition qu’ils attestent avoir suivi une formation spécifique à la réalisation de l’examen conforme aux recommandations de la Société française de microbiologie et dispensée par un médecin ou un infirmier diplômé d’Etat :

  • Les aides-soignants sous la responsabilité d’un médecin ou d’un infirmier diplômé d’Etat de leur établissement ;
  • Et, pour une zone et une période définies par le représentant de l’Etat territorialement compétent, les personnes suivantes, sous la responsabilité d’un médecin ou d’un infirmier diplômé d’Etat pouvant intervenir à tout moment :

« a) Les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires titulaires de la formation d’équipier dans le domaine d’activité du secours d’urgence aux personnes ;

« b) Les sapeurs-pompiers de Paris titulaires de leur formation élémentaire en filière “sapeur-pompier de Paris” (SPP) ou filière “secours à victimes” (SAV) ou titulaires de leur formation élémentaire en filière “spécialiste” (SPE) ;

« c) Les marins-pompiers de Marseille détenant le brevet élémentaire de matelot pompier (BE MOPOMPI) ou le brevet élémentaire de pompier volontaire (BE MAPOV) ou le brevet élémentaire de sécurité et logistique (BE SELOG) ;

« d) Les équipiers secouristes des associations agréées de sécurité civile, titulaires de l’unité d’enseignement “premier secours en équipe niveau 2” à jour de leur formation continue. » ;

 

Consultez l’arrêté

Levée du secret professionnel en cas de violences conjugales

Les sénateurs ont adopté à l’unanimité la proposition de loi visant à protéger les victimes de violences conjugales, telle que rédigée par la Commission Mixte Paritaire.

Ce texte instaure notamment une disposition permettant de lever le secret professionnel pour protéger les victimes.

Pour ce faire, l’article 226‑14 du code pénal est modifié en son 3° comme suit : « Au médecin ou à tout autre professionnel de santé qui porte à la connaissance du procureur de la République une information relative à des violences exercées au sein du couple relevant de l’article 132‑80 du présent code, lorsqu’il estime en conscience que ces violences mettent la vie de la victime majeure en danger immédiat et que celle‑ci n’est pas en mesure de se protéger en raison de la contrainte morale résultant de l’emprise exercée par l’auteur des violences. Le médecin ou le professionnel de santé doit s’efforcer d’obtenir l’accord de la victime majeure ; en cas d’impossibilité d’obtenir cet accord, il doit l’informer du signalement fait au procureur de la République ; ».

Consultez le texte